****L’Upads : le torchon brûlerait-il ?
On croyait Poungui avoir réussi son OPA et sa mainmise sur le parti de Lissouba. Apparemment, les choses ne
sont pas aussi simples. Malgré une campagne active de ses partisans sur Internet l’ancien Premier ministre de Sassou ne fait pas l’unanimité. Ici et là, des voix discordantes s’élèvent pour
dénoncer ses méthodes. Mais comme aucun des barons de ce qui reste d’une Upads moribonde ne fait vraiment le poids, Poungui est bien parti pour servir de « faire valoir » à Sassou. Futur Premier
ministre, au nom de l’unité et de la concorde nationale ? Mais ce n’est pas gagné car Moukouéké, Tamba Tamba, Mbéri Martin, Destin Arsène Tsaty Mboungou sentant qu’il y a le feu au lac (entendez
leurs intérêts sont menacés car ils ne seraient plus les seuls interlocuteurs des pays du Niari auprès de Sassou) ont décidé d’organiser leur congrès cette semaine à Brazza. C’est la course
de vitesse entre anciens camarades du Pct.
****La
résistance s’organise.
Oui, mais à Paris. Les militants français et congolais opposés au régime de Sassou appellent à une réunion d’information sur l’élection présidentielle
congolaise jeudi 28 mai à Paris à 18 heures. Dommage qu’il n’y ait toujours pas d’acteurs de la société civile dans les grandes villes congolaises pour organiser ce type de rencontre. Un
espoir toutefois en pensant et espérant que les Congolais ont peut-être trouvé l’arme fatale (et très redoutée par le pouvoir) à ces élections : rester chez eux le 12 juillet
2009.
****A Mindouli, un homme a été mortellement blessé
par des bandits armés
Agé de 50 ans, Antoine Boudzoumou, chauffeur commerçant, vivant à Makélékélé,
le premier arrondissement de Brazzaville, a été mortellement blessé par des ex-miliciens ninjas reconvertis au banditisme armé. L’horrible scène s’est passée, jeudi 14 mai 2009, à Mindouli, dans
le département du Pool, sur la route nationale n°1. La victime et ses deux amis brazzavillois étaient chargés de convoyer deux véhicules d’occasion d’Europe, de marques Hilux et Iveco, de
Pointe-Noire à Brazzaville. Après avoir dépassé, non sans tracasseries, le premier bouchon des bandits ninjas, à Kimbédi, moyennant la somme de 60.000 francs Cfa, ils ont obtenu de se faire
accompagner par un ex-milicien jusqu’à Kinkala. Mais, arrivés à Mindouli, vers 11h, deux bandits ninjas, cagoulés et armés de P.m.k ont fait irruption en travers de la route et ont ouvert le feu
sur le véhicule Hilux où se trouvaient Antoine Boudzoumou et l’ex-milicien ninja l’accompagnant. Le véhicule Iveco a réussi à échapper au guet-apens. Les bandits ninjas ont ravi aux victimes une
somme de 30.000 francs et un téléphone portable, avant de disparaître dans la nature. Grièvement blessé par balle, à la tête, Antoine Boudzoumou est vite conduit à l’hôpital central des armées
Pierre Mobengo, à Brazzaville, où il a rendu, malheureusement, l’âme, lundi 18 mai, vers 5h30 du matin. La victime a laissé une veuve et trois orphelins. En dépit du ramassage des armes, le
banditisme armé des ex-miliciens ninjas continue d’entretenir l’insécurité dans ce département qui tente de se relever des années de conflits armés qu’il a
connus.
****Un jeune homme s’est retrouvé avec
une jambe amputée à la suite d’un accident de train
Un train voyageur a percuté un camion compacteur, dans l’après-midi du samedi 16 mai 2008, à Pointe-Noire. Cela s’est passé à un
passage à niveau non sécurisé, entre la gare centrale et le dépôt du C.f.c.o du quartier Km4. En effet, un camion compacteur est, malencontreusement, tombé en panne sur ce passage à niveau. Un
train Express à destination de Loutété l’a, violemment, percuté. Le chauffeur avait réussi à se dégager, voyant le train arriver. Malheureusement, un infortuné voyageur du train Express en a fait
les frais. Il a été, grièvement, blessé. Ce dernier, probablement passager clandestin, se trouvait sur la locomotive, les jambes pendantes dans le vide, comme les jeunes s’amusent à le faire,
quand l’accident s’est produit. Il a eu une jambe violemment écrasée par le compacteur. Transporté, d’urgence, à l’hôpital, il a été amputé de sa jambe. Les passagers de ce train, dit «Express»,
ont été traumatisés par cet accident. Ils étaient, déjà, fatigués par les conditions de voyage et surtout, le grand retard avant le départ. Après avoir embarqué, à 14h, c’est, finalement, à 23h
qu’ils ont quitté la ville océane. Dans ces trains où les passagers sont traités comme du bétail, on a l’impression que la direction du C.f.c.o ne se soucie pas de ses
recettes.